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Le texte ci-dessous est paru dans le dernier numéro de la revue EERV fl@sh média interne de l’EERV, assortit de l’information suivante :

La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) ne donne pas de consigne de vote sur l’initiative dite «Economie verte». Cet article du Groupe de réflexion écologie et spiritualité, qui fait partie de l’EERV, trouve sa place dans EERV.fl@sh en guise de contribution à la réflexion.

 

 


 

Initiative «Economie verte»: les chrétiens sont concernés !

Le peuple suisse est en train de voter sur l’initiative «Pour une économie durable», dite «Economie verte». Le Groupe de réflexion écologie et spiritualité (GRES), qui fait partie de l’EERV, appelle les protestants à s’engager et à voter pour cette initiative, car, il en est convaincu, l’enjeu est doublement important, tant par fidélité à l’Evangile que pour la survie de l’humanité.

Une partie des milieux d’affaires, tout comme le Conseil fédéral et le Parlement, reconnaissent la nécessité de diminuer massivement la consommation d’énergie et de matières premières, tout en s’opposant à des mesures plus énergiques que celles qui ont déjà été prises.
Malheureusement, tout ce qui a été entrepris jusqu’à présent ne nous a pas permis d’échapper à une effrayante spirale: pollution – dérèglement climatique – empoisonnement des mers, des terres, des animaux et des hommes – aggravation de la pollution, etc., au risque d’aboutir à une catastrophe planétaire. La Suisse continue à figurer, au prorata de sa population, parmi les pays les plus pollueurs du monde.

Le délai de 34 ans que l’initiative laisse à l’économie suisse pour corriger le tir est largement suffisant. Des solutions existent, notamment pour remplacer les carburants fossiles par les énergies renouvelables tirées du soleil et de la terre. Ces innovations sont créatrices d’emplois et de prospérité à long terme, alors qu’en nous cramponnant à l’ancien système, nous irions, nous dit la science, droit dans le mur !
Par respect de la Création, ce don de Dieu, et par amour pour nos frères et sœurs en humanité, nous croyons que les chrétiens ont en l’occurrence à défendre une position engagée, au-delà des batailles partisanes. Nous souhaitons que de nombreux ministres et conseils d’Église
s’emploient à en convaincre les fidèles.

Philippe de Vargas, membre du GRES