EEEERV_eglise_panneaux2Tout le monde s’y met et l’on ne compte plus les voitures vertes, les congélateurs A+++, les maisons minergie, les solutions éco, les labels bio des grands  distributeurs… L’Église aussi ?

Aucun doute, des thèmes tels ceux du développement durable, de l’écologie, du changement climatique, des éco-gestes au quotidien font désormais partie du fond de commerce de notre société. Entre arguments commerciaux et réelle volonté de conduire le monde vers un avenir que notre mode de vie ne conduira plus à l’abîme, il y a place pour toutes les opportunités, toutes les stratégies d’image à donner, toutes les utopies aussi.

Alors quand l’Église Évangélique réformée du canton de Vaud s’y met aussi, certains esquissent un sourire. A tort.

Nul doute que l’idée d’une église construite de pierre et de bois, plantée en son bocage d’idylle ravisse les nostalgiques d’un temps révolu; seule la photo – bien cadrée – saurait faire encore illusion : la plupart d’entre nous vivent en ville où les porches des églises accueillent plus souvent la suie des chauffages et les graffitis d’une société à la dérive.

Pourtant, au fondement de sa foi, l’Église confesse sans cesse un Dieu Créateur. Un Dieu qui confie à sa créature humaine la tâche de prendre soin de toute son œuvre divine. Que notre EERV s’en souvienne est plaisant. Que son Conseil synodal promeuve désormais une attention à cette création bonne de Dieu pour s’en réjouir et la « cultiver et la garder » comme l’écrit le livre biblique de la Genèse fait preuve non pas d’une coquetterie mais d’une réelle prise en compte de la mission même d’une Église qui témoigne d’un monde nouveau et d’une terre nouvelle.

Chaque geste respectueux de la création de Dieu dit déjà cette volonté divine de ne pas abandonner son œuvre aux forces destructrices. Mais le salut ne viendra pas d’une bonne pratique, fut-elle écologique ! Agir concrètement en faveur de l’environnement, au nom de sa foi, relève pour le chrétien d’un état d’Esprit, ce lien spirituel au Créateur qui guide le geste. Et le geste témoigne.